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UN ÉCHAPPATOIRE TOURNANT A L'OBSESSION


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#Posté le dimanche 06 avril 2008 07:30

Modifié le mardi 01 juillet 2008 09:30

I .

_________________________________________________________________________ « Reviens moi »



Je l'avais attendue jusqu'à mourir d'un espoir démesuré . Celui qui prenait les entrailles pour nous faire vomir de ranc½ur . J'étais seul au monde , inutile et paralysé par cette vérité . Elle était partie pour me faire mal . Pour me rendre encore plus handicapé par mes sens . Parce que elle le savait combien j'étais faible dans mon corps trop maigre , trop grand , presque difforme . Mon c½ur dirigeait mes muscles , mes organes . Et lorsque son départ l'avait mis sur pause , ma dépouille s'est arrêtée en même temps . Comme un pantin , je me dirigeais vers un futur hostile . Tellement que je l'avais aimé , que mes sentiments sont devenus agressifs , haineux . Si elle était revenue , je l'aurais prise par la gorge , serré mes doigts gelés dans sa peau blanche , et aurait étranglé jusqu'à ce qu'elle aurait ressenti le mal qui prenait possession de mon corps . Nos regards seraient de nouveaux l'un dans l'autre , elle m'aurait encore demandé de l'aide , mais je continuerais à jouer avec sa vie . Je lui montrerais le moment menaçant où le cerveau ne commande plus . Où rien que le corps pétrifié serait devenu maître sur la raison . Je n'étais plus moi-même depuis trop longtemps . Encore et encore je lui pardonne de m'avoir tué en m'embrassant une dernière fois . Et encore et encore je me détruis . Cette destruction imminente qui avait déjà rongé ma tête , figés mes yeux droit devant moi , qui avait obligé mes lèvres à ne prononcer que des mots impurs , laissant mon c½ur battre comme il pouvait . Je me présente , Bill K. . Jeune homme qui est mort à sa majorité , d'une célébrité suffocante , d'une passion méprisée , d'un amour exténuant et surtout d'une fin puérile . Elle m'a oublié aussi vite que lorsqu'elle a couru vers sa liberté . Je pouvais lui montrer combien j'étais fier , allongé sur le bitume obscène de la nuit , un sourire tendu au coin de ma bouche et le visage donnant vue aux étoiles . J'avais enfin trouvé ma propre indépendance et j'avais enfin su quel était celui qui me faisait autant souffrir . Moi-même . ______ Bill K.

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#Posté le dimanche 06 avril 2008 08:11

Modifié le dimanche 04 mai 2008 04:39

II .


« Vis avec moi .»


La salle était de nouveau dans un silence exubérant . Il avait encore oublié le monde autour de lui , avait pris les personnes autour pour ses ennemis et très violemment ils nous avaient tous pris de court . Je n'osais même pas relever mon visage de mes mains . Je ne commençais pas à contempler les dégâts autour de moi . Ses chaises renversées , ce lit déchiré par ses ongles , cette fenêtre brisée ... Ses cris résonnent encore dans mes oreilles et ce regard ... Il reste gravé . Je ne l'avais pas arrêté , il m'aurait rejeté , prêt à tuer le premier qui barrerait le passage . Et dire que ce n'était pas la première fois ; combien de chambres comme celle là j'avais trouvé derrière lui ? A chaque fois , c'était parti d'un simple mot , d'une image , d'un souvenir qui lui semblait injuste , fade , ou même inconnu . Et tout finissais en un combat inévitable contre lui-même . Je me sentais faible envers lui ; envers tout ce qu'il le composait et qui lentement m'empêchait de reconnaître mon frère . Mon propre jumeau , celui à qui j'aurais donné ma vie , pour qui j'aurais put arrêter de respirer pour que l'air autour de lui soit plus à sa portée . Il devenait inconnu , et très lentement je me sentais inutile , brassant dans le vide autour de lui et sentant ses minutes d'existence me couler entre les doigts .

Je me relève , abattu , j'affronte la pièce pour marcher sans gêne sur les morceaux de vitres qui se présentent sous mes pieds , qui craquent encore plus pour finir en fragments éblouissants . Je m'arrête devant le miroir sectionné en deux morceaux ; mon visage coupé entre les deux , je contemple la fissure produite par cette marque sanglante , son poing ancré dans la matière . Les secondes passent et un goût amer remonte le long de ma gorge . Marchant plus vite pour sortir rapidement d'ici , je me prend les pieds dans mon pantalon large et me bouscule contre le mur . Mes yeux s'arrêtent sur cette empreinte rouge dessinée contre la paroi . Après avoir explosé sa main contre la glace , il avait essayé de s'en prendre à ce qu'il l'entourait , à ce qu'il l'empêchait de sortir , il avait laissé le stigmate de sa main . Et je sentais ce goût acide du sang , tout près de mon visage . Fallais que je le retrouve de suite .

______________________

Je savais où il était . Il m'attendait sans le savoir ; l'appel était imminent et en ne réfléchissant même pas à mes pas , j'avançais la tête baissée cachée par cette casquette . Je contournais les personnes , je savais qu'il était perdu , je ne pouvais pas me permettre d'essayer de me retrouver avec quelqu'un . Il risquerait de s'y égarer complètement . J'arrive .
Je pousse la dernière porte pour me prendre l'air froid tordant mon visage . Je caresse du bout du doigt ma visière et plus j'avançais , plus je le sentais près moi . Sa silhouette se dessina dans la nuit , près de la piscine , il brillait par l'eau bleue artificielle . Il faisait intrus , trop naturel . Je m'avance près de lui et jette un coup d'½il vers lui . La tête tournée sur le côté , le regard planté devant lui , abandonné , il était abîmé . Complètement ailleurs . Mon c½ur se serrant , je regarde de nouveau droit devant moi . J'observe nos deux reflets , côte à côte et un léger sourire tire mes lèvres . Derrière tout ce superflu , je savais comment était l'invisible , l'unique . Il était composé de nous deux . D'un ensemble platonique qui était plus fort que tout . Putain combien ca me prenait les tripes cette union .
« J'ai peur de lui . »
Sa voix me réveille et je me tourne doucement vers lui . Le dos de ma main vient frôler la sienne et je lui demande aussi délicatement que lui :
« De qui ?
« De Lui . »
Il dirige son doigt devant lui et se montre . Mon pied se dirige tout seul en arrière . Un choc . Cet être si fin , si fragile . Comment pouvoir avoir peur ...
« Protège moi Tom ... »
Je m'avance derrière lui et en accrochant mes doigts dans les siens , je les place devant ses yeux . Il se courbe , comme pour mieux se protéger . Tu es si vulnérable Bill... . Je le dirige vers l'intérieur en lançant un dernier regard derrière moi . Seul mon reflet donnait face à la surface . Seul . Isolé . Je détourne vite le regard vers mon jumeau tout contre moi . Je le cachais de la réalité . Et je me confrontais , solitairement , à mon prochain futur ...



« Lâche moi ! »
Une semaine que j'avais vu ses yeux perdus dans le vide et déjà sept jours de torture . Il faisait des cauchemars chaque soirs et hurlait à l'aide , sans s'arrêter , jusqu'à casser sa voix de supplice . Je me retourne dans mes couvertures pour sortir à toute vitesse de mon lit . Je coure dans le couloir , éclate la porte de sa chambre pour le voir en boule se débattre avec le vide . Je m'avance vers lui et d'une main sur son épaule , je le réveille brusquement . Il se relève le souffle court , pour me fixer de ses yeux embués de quelques larmes et il me murmure , inspirant sur mon visage :
« Dis moi , je vais mourir ?
« Pourquoi est ce que tu me pose cette question ?! »
Si mon c½ur s'était comprimé complètement , je cherchais à ne pas trahir cette confiance envers ces derniers moments . Son regard d'enfant continuait à chercher la réponse et je me battais contre cette innocence qui me prenait le c½ur .
« Non tu ne va pas mourir Bill . On s'était promis qu'on resterait ensemble jusqu'à la fin . Pourquoi est-ce que tu me laisserais maintenant ?
« Et si ca se décidais pas de partir ?
« On est trop fort à deux . On vaincra ce qui pourrais nous séparer . »
Je pose ma main sur la sienne , accrochée aux draps froissés .
« Dors Bill . Tu es épuisé ... »
Je me lève sous son regard pesant , m'avance pour partir la tête baissée mais il me rappelle d'une voix trop fragile . Je me retourne précipitement , il se pousse vers le mur .
« Reste avec moi . Comme ça , près de moi , on aura rien à craindre . »
Je soupire pour me coucher près de lui .
« Tom ?
« Oui .
« Je suis devenu fou ?
« Non . Ne t'inquiète pas . Si tu l'étais , je le serais aussi . »
Mentir n'était pas la bonne solution . Mais il était là , ne se doutant pas de cette maladie qui lui prenait la tête . Qui l'avait changé en quelqu'un d'incontrôlable , presque dangereux . Il était innocent dans cette affaire , complètement candide . La célébrité l'a prise dans un coup de fauche , l'amour perdu l'avait enfermé dans son corps ne pouvant pas supporter cette charge . Il retournait doucement dans l'âge frêle et pourtant son physique devenait trop important , le prenant lorsque son cerveau commandait trop vite et il ne surveillait plus rien . Il avait finit par être détruit par tout ça . Et j'essayais de me détacher de lui pour ne pas sombrer avec , mais comment se séparer de sa propre personne ? De son propre double ? L'impossible devenait impossible à ce moment là . Et j'avais peur de chaque lendemain . J'avais peur que le souffle de colère qui sortira de sa gorge soit le dernier , qu'il me regarde une dernière fois pour me demander de l'aide et qu'encore une fois je ne sache quoi faire . Et il tombera à terre , le c½ur ne supportant plus ses débris de vie . Mes genoux claqueront contre le béton pour le rejoindre dans sa position inerte . Et je pleurerais une dernière fois sur ses paupières entrouvertes de frayeur pour les fermer une fois de plus de mes propres mains . Ne meurs pas maintenant , j'ai besoin de toi pour avancer , qu'importe ton état Bill . On t'a mis dans cette situation là , tu t'en sortiras . Comme à chaque fois . Et comme tout le temps , on se retrouvera à sourire de notre lien si fort , si unique ... Bill ? Bill ... _____________________________________________ Tom K .


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#Posté le lundi 14 avril 2008 10:31

Modifié le dimanche 04 mai 2008 04:40

III .








«Sur le toit du monde .»










Assise sur ce banc glacé , le dos contre les barrières de fer , j'attends depuis un nombre invérifiable d'heures . Je l'attend lui . Je savais que il prenait ce train à une certaine heure et j'espérais depuis ce matin de voir son corps descendre de la voiture . J'ai froid , épuisée de l'attente , mais je tiens . L'espoir reste au fond de mon c½ur , on s'était promis que on se reverrai . Cette promesse je la tiens depuis un an sur chaque parcelle de mon vivant . J'avais compté chacun des jours qui nous séparaient et aujourd'hui , les heures devenaient lourdes . Je savait que les passant me dévisageaient . Mais mes pensées restaient fixées sur ce jeune homme . Ce jeune homme aux cheveux trop noir , aux yeux trop expressifs , avec ce visage trop blanc , ce corps tellement fin , tellement grand . Ce jeune homme trop parfait . Et pourtant je tenais à revoir sa silhouette filiforme qui me protégeais de ce qu'il pouvait . Son nom restait gravé sur mes lèvres , tout comme l'odeur de sa peau laiteuse , la douceur de ses mains . Je n'avais rien oublié . Et les personnes ne savaient pas que derrière cette fille compactée dans sa position de protection , il y'avait une explosion d'impatience . Une explosion de sentiments divers . Mes jambes repliées contre ma poitrine , mes mains gelées ancrées dans mes poches et cette capuche cachant mon visage , je savais que personne n'aurait put voir mes yeux grands ouverts , ce regard perdu dans le vide imaginaire . Dans ma tête , passait ces milliers d'images trop nettes , où chacun de ses mots produisait cet effet néfaste , que mon corps traduisait par un frisson ardent . Où son regard posé sur moi créait ces millions d'étincelles , toutes aussi violentes les unes que les autres . Il m'était vital . Tout comme l'air dans mes poumons ou le sang dans mes veines . Je croyais que la vie sans lui pouvait être impossible et j'ai vécu un an seule , isolée . Dans l'espoir quotidien qu'il m'appelle et me dise :
« Je suis devant ta porte . »
Mais il n'a jamais osé me téléphoner . Et moi non plus . De peur que je devienne dépendante de sa voix . De tout ce qu'il me restait . J'avais droit à quelques messages de sa part . Et je répondais toujours prudemment . De peur qu'il sache vraiment que il manquait à mon existence . Jusqu'au jour où par un temps pluvieux me le rappelant étrangement , mon portable vibra pour laisser apparaître quelques mots .
13 Janvier . 15h21 « Le 18 Février , j'aurais un train . Seras tu là ? »
J'ai pris une semaine pour répondre . Tellement que le bonheur avait envahi mes sens , que je ne savais plus comment réagir à tellement de joie en l'instant d'une seconde . Mon c½ur trop petit , explosait de bien-être .
22 Janvier . 07h46 « T'es morte ? »
22 Janvier . 07h47 « Non ; Je te faisais languir . Oui je serais là . »
22 Janvier . 19h59 « Alors à dans 27 jours... »
27 jours . Moins d'un mois . Et j'ai l'impression qu'il est passé un siècle . Et pourtant mes sentiments restaient les mêmes ; toujours aussi fort , toujours aussi présent . Je souffle contre mes genoux pour réchauffer mes membres courbaturés mais le vent glacial attrape mon haleine en un moment . Je laisse tomber ; j'aurais froid pour le voir , tant pis . Sur le flanc de ma hanche , mon téléphone vibre , me signalant l'arrivée d'un nouveau message . Je me redresse difficilement dans le silence pesant de la gare . Je glisse une main dans une des poche de mon pull trop grand et en sors , tremblante , le portable .
18 Février . 16h34 « Pas trop impatiente ? »
18 Février . 16h34 « Non ça va . Je vais commencer à me préparer pour venir te chercher . »
On ne s'était jamais vraiment montré nos sentiments . On se limitait avec des regards . Nos discussions pouvaient faire croire que c'était une simple amitié . Je ne savais pas trouver les vrais mots pour lui prouver que je l'aimais de tout mon être ; je me contentais de lui faire croire le contraire . Mais il savait ce qu'il se cachait derrière cette face froide et il essayait de me montrer que son c½ur m'appartenait . & les remerciements n'auraient pas suffit . Il m'avait bien dit un jour « Le jour où tu m'aimera , tu le criera sur les toits d'accord ? » . Je ne l'avais jamais fait et je m'en voulais tellement .
18 Février . 16h35 « Je ne te crois pas . »
18 Février . 16h37 « Tu devrais . J'ai froid Adam . »
18 Février . 16h37 « J'arrive . Dans quelques minutes . J'aperçois déjà le même soleil que le tien . » .
18 Février . 16h37 « Il est aussi beau ? »
18 Février . 16h45 « Non . Il n'est pas encore à son zénith . Près de toi , il saura briller aussi fort . »
Près de toi ... Je pose le mobile à côté de moi et cogne ma tête derrière moi . Je murmure son nom en croisant mes bras . Les voyageurs se font plus nombreux ; je me rends compte que l'heure arrive .
18 Février . 17h02 « Tu es toujours pareil dis moi ? J'arriverais à te reconnaître ? »
Une vague de doute imprégna mon regard . Si j'avais changé ? Et si quand on se retrouvera ; il trouvera mon visage pas assez reconnaissable ? Mes jambes touchent durement le sol prêt à s'enfuir mais l'appareil vibre de nouveau dans ma main tremblante .
18 Février . 17h07 « N'est pas peur . Je te reconnaîtrais . Je rigolais . »
Il savait lire en moi ; même avec les dizaines de kilomètres qui nous séparaient . Mes membres se calment et je reviens dans ma position inconfortable . Et toute façon , lui je le distinguerais . Et je n'avais pas changé . J'avais garder mes cheveux longs , noirs et cachant une grande partie de mon visage perdu . Il avait toujours dit que j'avais l'air triste . Sauf quand je riais . Mes yeux pétillaient et je semblais comme évadée , pas prête de revenir vers lui et il avait peur . Il savourait chacun de mes rires de peur que je ne revienne pas . J'étais incommode dans mon corps trop grand ; lui était tout le temps élégant , marchant fièrement .
« Comment tu fais Adam ? »
« Je montre au monde combien c'est bon quand je suis avec toi. »
Il était tellement incomparable . Et pourtant je l'ai haïs pendant des jours entiers lorsque il ma annoncé son départ . Je croyais qu'il voulait juste m'oublier , m'abandonné comme il pouvait remarquablement le faire . Et j'étais venu le voir partir , juste pour qu'il voie que je souffrais ; pour la première fois de sa vie , il allait voir que je l'aimais . Il neigeait , c'était trop dur pour être vrai . Et je sens encore son dernier baiser sur mes lèvres glaciales , sa demande de pardon et le voir monter dans ce train trop cruel . Les flocons fouettaient mon visage décomposé et il me disait au revoir de la main derrière cette vitre et je ne lui répondais pas . Il avait vu que je le exécrais , que je lui en voulais de tout mon être . Et il a fallu qu'il dessine ce c½ur du bout du doigt dans la buée pour me faire regretter . Déplorer ces derniers jours où j'avais refusait tout contact de lui ; mais j'avais peur de l'empêcher de partir . De m'accrocher aussi fort à lui pour qu'il reste près de moi toute sa vie . Mais je n'étais pas aussi égoïste que ça . La gare fut silencieuse en un simple moment ; ca y'est j'étais seule .
« Le train en provenance de Londres arrive en gare de Paris . Veuillez vous éloignez de la bordure du quai . »
Je relève hargneusement la tête , maintenant ...
18 Février . 17h16 « Je me lève . Prépare tes bras pour m'accueillir mon ange . »
Mon ange ... Si il savait que c'était lui qui m'avait offert ses ailes... Je me relève , tenant mon sac sur une des épaules , ne faisant pas vraiment attention à cette attache . Mes doigts tremblent contre mes hanches . Le train s'arrête devant moi et les portes s'ouvrent en même temps . Mon ventre explosait d'impatience , je ne tenais plus debout tellement mes jambes flageolait de frayeur . Et mon c½ur sonnait plus fort que toute la foule autour de moi . J'étais complètement seule entre tout le monde . Figée , immobile j'attendais de voir sa silhouette descendre aussi fragilement que possible . Le monde dévale le quai , les rencontres produisent leurs cris qui me sifflent dans les oreilles . Adam ... . Des ombres ne m'intéressent pas , je les suis des yeux sans vraiment regarder . Les portes se referment . Ne me fait pas ça ... . Les gens me bousculent et rient de leur bonheur à nouveau . Mais où est tu ? Mon corps ne suit plus mon c½ur . Je bascule vers l'avant . La fatigue prend chacun de mes organes et je me laisse tomber . Mais mes jambes supportent encore le poids de ma chair torturée et deux mains se posent délicatement sur mes yeux fermés de chagrin . Cette douceur .
« Tu ne m'a pas laissé tomber ... »
« Jamais . »
Sa voix . Ce grave si délicat , sans défauts . Protecteur . Mon organe principal tambourinait mes poumons , je rajoute mes doigts aux siens et les descends doucement . Les paupières encore closes j'entend Adam se tourner pour se placer devant moi . Sa présence me fait frissonner et dans un choc passionné j'ouvre précipitement les yeux . Mon dieu qu'il était beau . Ce sourire en coin , me laisse dévorer ses pommettes rougies par le froid . Enveloppé dans son écharpe , ses yeux m'observaient aussi tendrement qu'il en était capable . Et je ne supportais plus cette boule qui me prenait les tripes . Non , j'avais besoin de le sentir contre moi . Mais mes bras étaient figés . J'étais perdu dans son regard trop noir , trop secret . Il pris la situation entre ses doigts fins , contrôlant le temps avec son sourire étincelant . Il plaça ses mains de chaque côté de mes hanches et s'approche . Me tirant , je respirais de nouveau son parfum mystérieux . Si vous saviez comment il sentait bon . Ca me tirait vers le ciel , ca me soulevait haut . Je dispose mon visage dans son épaule et très lentement mon corps se calmait . Il passa ses bras autour de mon dos et me comprima contre lui . J'enlace son cou , engouffrant mes doigts dans ses cheveux , je le redécouvrais peu à peu . Il soufflait dans ma gorge , jusqu'à murmurer dans le creux de mon oreille .
« Si tu savais combien tu m'avais manqué . »
Les larmes qui s'étaient arrêté depuis trop longtemps dans mon être dévalèrent mes joues . Quelques gouttes noya son col et il s'aperçu de cette abondance de bonheur lorsque je toucha de mon visage humide le flanc de son cou . Il releva doucement la tête et en soulevant son épaule , il attrapa mes lèvres délicatement . Un frisson décala mon corps encore plus contre lui . Je demandais plus , je le voulais rien pour que moi . Notre baiser avait ce goût salé , mes larmes se baignant dans notre passion . Il sourit , je fis de même . Nos fronts se lièrent et ne formèrent qu'un . Ma gorge se serra de plaisir , c'était parfait .
« Viens je t'amène . »
Il releva surpris sa tête , arqua l'un de ses sourcils et embrassa mes lèvres doucement avant de dire :
« Où ? »
« Tu verra . »
J'accroche ma main dans la sienne et couru aussi vite que je pouvais . Il me suivait sans rien dire . Il riait derrière moi , dévalant chaque rue , pour monter ses centaines de marches . J'ouvris la dernière porte qui était devant nous et en quelques pas je l'amenai sur le toit du monde . C'était le moment . Je le lâche , m'avance devant lui et en ouvrant mes bras en croix , je hurle de tout mes poumons :
« J'AIME ADAM DE TOUTE MON ÂME ! »
L'écho de ma voix persifla dans les environs . J'avais éclaté ma gorge et très lentement je repris mon souffle .
« Tu vois , je te l'avais promis . » Murmurais je le regard droit devant .




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#Posté le vendredi 18 avril 2008 05:00

Modifié le dimanche 04 mai 2008 04:40

IV .





« L'odeur aigre de ton retour »

A lire , en écoutant ça : x



La silhouette d'un jeune homme sombre , se dessine dans les taches de lumières dessinées par les arbres , au fin fond du parc . Il marche aussi vite que sa cigarette se consume dans sa bouche . Il est exténué , brisé par ses derniers jours , et ses pieds le dirigent tout seul vers l'endroit voulu . Ca faisait bien quatre cinq mois qu'il n'était pas revenu , et pourtant sa décision était ferme . Même si ses mains tremblent , que sa lèvre inférieure porte mal sa cigarette , que ses jambes flageolent de fatigue , il avance déterminé , prêt à affronter de nouveau son passé .

Dans ce vieil appartement , en plein centre de la ville , une jeune femme reste avachie sur un fauteuil , s'amusant à créer des ronds de fumée , laissant tomber la cendre de sa drogue par le bord de la fenêtre et abandonnant sa tête au fil de la musique qui défile dans toutes les pièces . Les notes du piano résonnent aussi fort que son c½ur et elle pense . Elle réfléchis à ces souvenirs , ces rires fantômes , ces regard fait d'illusion et ces mots ... Ces dernières paroles . Elle jette son mégot dans le vide et bouscule le siège de son genou . Putain encore et encore . Elle n'avait jamais réussi à oublier , c'était impossible . Elle en riait quelque fois . Quand des photos tombaient dans ses mains , que son odeur revenait comme un esprit . Elle pouvait rire plusieurs minutes sans s'arrêter et par finir par se rendre compte de ce manque . Et au fil des jours , des semaines , les photos disparaissaient et son parfum à elle embaumait tout l'étage . Mais on ne pouvait pas se battre avec notre c½ur , notre mémoire . On perdait toujours , on restait perpétuellement con devant notre défaite . Et elle se sentait de plus de plus perdante ; mais bonne joueuse , elle répondait par un sourire ironique ; presque faux . Comme maintenant . Elle contemple le soleil se coucher et au fur et à mesure qu'il descendait dans l'horizon , elle , elle jouait avec ses sentiments . Sourire entre deux larmes . Du courage . Il en fallait de ce courage pour avancer .

Les rues deviennent sombres , la foule n'est plus , et il se sent mieux maintenant . Il n'a plus à se dissimuler . Tombant sa tête en arrière , sa capuche atterrie sur son dos . Il ébouriffe ses cheveux de ses mains et en tournant dans une impasse , il fait marcher son briquet tout prés de sa bouche . Laissant un long soupir s'évader de son corps fragile , il s'arrête devant la grande porte de l'immeuble . Il ne sait pas si il doit sonner ou pas . Il était devant chez lui après tout ... D'un doigt il vide sa cigarette et pousse le portail devant lui pour monter les centaines de marches . Il en fallait de la tentation pour monter aussi haut , tenter le pire .

Elle ne ferma pas les volets , elle aimait la nuit . C'était calme et le même morceau de musique se répétait des vingtaines de fois . Elle ne comptait plus , elle aimait les choses qui duraient éternellement , elle trouvait ca magique , presque irréel . Et le seul grand tee shirt qu'elle possédait sur elle-même tournait au fil de ses rondes , le rythme lui donnait le tournis mais ses yeux se fermèrent pour mieux comprendre la mélodie . Et elle tournait , et elle tourbillonnait sans s'arrêter . La sonnerie retentit et ses jambes tombèrent au sol . Elle prit sa tête dans les mains pour calmer l'excitation des dernières minutes . Son corps recroquevillé au sol donnait l'impression de douleur , alors que elle riait silencieusement . Elle aimait se perdre dans le vide . Une deuxième sonnerie , elle se relève avec peine pour éteindre brutalement la musique , lance la télécommande sur le fauteuil gris et se dirigea vers la porte . La musique retentissait toujours entre ses deux oreilles et pourtant ses yeux pleuraient toujours un peu .

La musique était tellement forte , tellement intense , il s'en souvenait de cette chanson . C'était leur préférée , celle qui les endormait chaque soir , où sur laquelle ils inventaient des histoires fantastiques , celle où ils savaient s'aimer aussi fort que la passion du piano . Elle restait ancré dans sa mémoire à lui aussi . Il ne savait pas le nom , le disque était resté chez elle et plus jamais il n'avait réussi à le retrouver . Il reste bloqué devant l'entrée , se laissant guider . Ses yeux se ferment aussi rapidement que le morceau recommence . Instinctivement , il appuya sur la sonnette pour réveiller sa propre âme de ce souvenir . Un choc brutal de l'autre côté de la porte . Puis plus rien . Il tenta une deuxième fois et attendu jusqu'à ce que la musique s'arrête . Il se place contre le mur et attend que la poignée se torde pour installer de nouveau sa cigarette sur ses fines lèvres . Le pied en hauteur , pour mieux se tenir contre la façade , il attend de pouvoir rentrer afin de respirer de nouveau .

Elle tire la porte vers elle et regarde droit devant . Son c½ur saute dans sa gorge pour rattraper ses mots . Pour enlever chacune des phrases que elle était prête à dire et repart à sa place initiale pour laisser tomber son corps dans une stature statique . Il était donc revenu . Quel Salaud . Sa main se crispe sur le bois brun et elle sait que son regard se resserre en même temps . Il la fixe aussi fort qu'elle et d'une main il remonte le col de sa veste en cuir .
« Je peux rentrer ? » Demande t-il doucement .
« Pour quoi faire ?
« Prendre une douche .
« Je croyais que quand on était célèbre , on avait tout le temps pour pouvoir se laver . Tu as perdu le chemin pour ton hôtel ?!
« Arrête . J'ai passé une journée éprouvante ... Et j'étais plus proche de notre appartement toute façon .
« Tu connais le chemin ... »
Elle se retire du passage la tête baissée . Il s'avance la tête haute . Bien sur qu'il savait le chemin . Et l'odeur était toujours la même , ce parfum restait accroché à chaque meuble et se mélangeait très bien avec l'arôme aigre de la fumée de leurs milliers de cigarettes .
« Tu fumes encore alors ? » Dit il en prenant une serviette dans le buffet .
« Oui toujours . Faut bien combler les heures de solitude .
« Je comprends ... »
Il rentre dans la salle de bain , sans fermer . C'était une de leurs habitudes , jamais fermer les portes , ils n'aimaient pas ça . Et elle pouvait l'entendre parler à travers le rideau blanc qu'ils s'amusaient à customiser . Mais l'eau effaçait chaque jour un peu plus l'encre . Et les sourires qu'ils avaient tracés se transforment en visage macabre , qui lui faisait tourner le regard dès que l'eau atteignait son corps.
« Raconte moi tes journées , " le nouveau dans la chanson " . »
L'eau se met en route , elle se remet dans son fauteuil en jouant avec leur poison pas encore allumé entre les doigts .
« Mes journées ? Ca dépend . Soit je pourrais mourir pour revenir à la normale , soit je me trouve juste le plus chanceux du monde . C'est au choix , et je suis un peu perdu .
« Tu devrais aimer ça ; toi qui n'a jamais aimer être fixé trop longtemps .
« Peut-être ...
« Et ton frère ? Demanda-elle en expirant la première bouffée de fumée .
« Toujours pareil . Tu lui manques un peu .
« Lui aussi . »
La discussion était ridicule . Elle restait mal à l'aise de savoir qu'il était revenu et si elle avait pu elle lui aurait mise ses derniers mois en pleine figure . Mais les cernes en dessous de ses yeux lui annoncer rien de bon . Il était mal lui aussi . Mais il ne le montrait juste pas . Elle reperd son regard dans le paysage sombre par la fenêtre et posant la cigarette sur le bord du cendrier , elle profita du moment pour absorber de tout son être le parfum qui sortait maintenant de la pièce d'eau . Ils avaient le même shampoing avant , et elle avait continué à le prendre pour se rappeler encore un peu plus de lui . Mais il s'était servi , peut-être pour faire comme elle ... Elle sourit derrière sa main , les yeux perdus sur les étoiles scintillant aussi fort que les pupilles sur lesquelles elle était tombée tout à l'heure . Elle réfléchissait à ce qu'elle avait ressenti à sa vue . De la souffrance en premier . Celle qu'elle avait reniée tout ces mois ci . Puis ce soupçon de haine qui remontait très doucement pour devenir agressive en fin de compte . Sa respiration s'accélère , son c½ur se serre , ses poumons s'écrasent , la fumée passe mal , elle commence à s'étouffer . Non pas maintenant , pas de crise maintenant . Il ne devait pas savoir à quel point elle souffrait de l'intérieur ; merde .
« Ça va ?! »
Elle continue à s'asphyxier , la tête dehors , pour qu'il ne l'entende pas .
« Si ça va pas mieux , je vais devoir sortir tout nu . Ce n'est pas cool , il fait froid . »
Elle rit à travers deux suffocations , mais rien ne s'arrange . Elle s'accroche à la rambarde et penche son visage dans le vide . C'était haut ... Ils étaient seul en apesanteur . Pourquoi était-il revenu ce con ? Elle continue à se battre avec l'air autour d'elle , elle crache toute la vapeur de son corps , sentant sa gorge vomir tout ce qui était mal dans ses poumons . Il continuait malgré tout à lui faire mal . Les larmes venaient quand elle avait le dessein de penser à lui , et maintenant qu'il était tout près , elle ne sentait plus l'air revenir dans ses sens . Elle le savait que quelque chose tournait à l'envers chez elle , mais elle n'acceptait que mal que elle soit attachée à une personne . Son souffle court provoquait toujours cette buée blanche qui se propageait dans l'air refroidit par les heures qui passait aussi vite que les secondes . Attrapant de ses doigts l'endroit où était son c½ur , elle serra aussi fort que elle en voulait au jeune homme , et elle calmait ses ardeurs en respirant par grade . Des gémissements tremblaient entre les immeubles , dans les rues ; elle voulait de l'aide , mais celui qui était le plus près ne savait pas comment lui parler , comme pouvoir la calmer ?
« T'es sûre que ça va ? »
Elle ne se retourne pas , elle tourne son regard vers le ciel pour supplier les étoiles de l'aider , mais elles ne bougeait pas , restaient aussi statique et doucement lui donnait ses quelques larmes qui brouillaient de nouveau sa vue . Elle pince ses lèvres en même temps de fermer ses paupières . Allé , tu sais comment on fait normalement .
Il était mal , il ne voyait que ses jambes qui se cramponnaient entre les barreaux et ses cris étouffés qui remplissaient la pièce . Il était incapable de bouger , la serviette entre la main , il la regardait souffrir . Il le savait que elle ne le voulait plus , que elle ait déjà trop attendu pour accepter qu'il revienne . Mais il avait cette attirance , cette tentation , cette envie subite de la revoir . Pour calmer ses pensées , pour la regarder dormir , la sentir près de lui et repartir le lendemain . Mais il était incapable . Maladroit , il aurait put déjà s'en aller pour que elle calme ses pleurs . Mais pourquoi pleurais t'elle ? Pourquoi se cache t'elle ?
« Tu veux que j'appelle un médecin ? »
Elle entrouvre ses yeux pour fixer de nouveau le ciel noir . Il était ignorant , mon dieu qu'il était con . Il était la cause , elle n'avait pas la peine de ressentir des mains inconnues sur elle pour savoir une raison inverse . Elle relève son dos pour qu'il ne voie rien que sa tête nier sa proposition . Il soupira mais ne bougea pas .
« T'es sure ... ? »
« OUI ! »
Elle s'accroche encore plus sur la rampe , ses ongles rentrant dans sa peau . Ça lui déchirait la poitrine de prononcer un simple mot . Et sa présence l'irritait encore plus , lui donnait de la peine pour vivre normalement . Quel égoïste . Il resta silencieux , il le sentait tout ça . Mais il voulait l'aider , la pousser un peu plus pour lui faire comprendre que c'était fini . Que il était prêt à revenir .
« Tu n'es pas bien ... Je pense que c'est bonne idée tu sais . Dit il en s'avançant vers elle .
« ARRÊTE ! »
Ses hurlements faisaient trembler les vitres . D'une main elle l'avait stoppé dans son mouvement et elle s'accrochait dans le tissu de son tee-shirt pour le rendre encore plus vulnérable dans son envie de l'aider . Il s'accroche à son poignet et en desserrant ses crocs , il lui fait remonter son regard . Il se fixa sur les quelques larmes qui coulaient le long de ses joues creuses . Il avait oublié combien elle était blanche de peau naturellement , et que ses gouttes couleur goudron faisaient toujours un contraste sublime . Elle lui suppliait des yeux et sa lèvre inférieure tremblait , aussi violemment que ses pupilles bougeaient entre celles du jeune homme . Il sent de plus en plus la douleur s'immisçait dans son être , au fur et à mesure qu'il contemple l'appel au secours de l'adolescente .
« Pourquoi tu pleures ... ?
« T'es si ignorant que ça ?! Mais ouvre les yeux Bordel ! »
Ayant un geste de recul devant ses cris , elle s'écroule au sol . Il était immobile lui aussi . Mais de quoi parlait-elle ?
« Tu veux que je parte ? » Murmure t-il très lentement , hésitant .
Elle glisse sa manche sur ses joues et passe sa main dans ses cheveux , les genoux au sol . Non , elle ne voulait pas qu'il parte . Elle l'aimait à en souffrir . A en mourir comme ça . Asphyxié d'amour . Mais tout allait de travers , même pas comme dans ses propres rêves . Mais qui commandait le déroulement de sa vie ?
« Non ; reste . »
Il acquise de la tête , la bouche pincée .
« Alors explique moi .
« T'expliquer quoi ? »
Sa cage thoracique se soulève de plus en plus normalement . Elle s'emplit au fur et à mesure de l'air qui lui manquait . Elle se sent guérir peu à peu dans ce cadavre vivant .
« Pourquoi tu te fais aussi mal ?
« Je vais très bien .
« Arrête de me mentir.
« A oui . C'est ton domaine à toi de mentir .
« Arrête .
« Arrêter quoi ? De te rappeler ton petit passé d'inconnu ?
« De vouloir absolument te venger .
« A quoi ca m'aiderai ?
« De te sentir mieux .
« Tu te sens bien toi ?
« Non .
« Alors qu'est ce que tu fais pour aller mieux ?
« Je chante .
« Pathétique . »

Elle se relève douloureusement , pour attraper sa boîte de cigarette sur le bord de la table . C'était pas la meilleur solution , mais il fallait calmer la boule au fond de ses tripes . Ses mains tremblent , elle a dut mal à allumer le bout . S'énervant sur le briquet , elle laisse tomber quelques secondes plus tard . Et lui qui la fixait ...
« Pourquoi tu me regardes ? Ça va mieux je te dis !
« T'es devenue différente ...
« A ouai ? Tant mieux . »

Elle lui répond , lui crachant presque dessus , pour le dégoûter encore un peu plus . Elle s'affale de nouveau devant la fenêtre grande ouverte .
« Et j'ai changé en quoi ?
« T'es désagréable , je n'ai pas vu une seule fois ton sourire , mais qu'est ce que t'es devenu ... ?
« Un pantin malheureux . »

Il n'a pas le droit à ses yeux , jusqu'à à son profil . Elle touche subtilement ses cheveux , et semble repartie dans un monde , ailleurs .
« Pourquoi tu m'en veux ?
« Pourquoi es tu venu ?
Demande t-elle pour ne pas répondre .
« Tu ne réponds pas à ma question .
« Toi non plus . »

Un long silence s'installe entre les deux jeunes adultes brisés . Qui des deux répondra à la question dont la réponse restait une plaie terriblement entrouverte . Lui , s'installa sur la table , balançant ses jambes dans la vide puis avant de parler , pris l'une des plus grand inspiration dont il était capable .
« Tu me manquais . »


_____________________


Bon voila une OS en deux partie . Donc voici ... La première partie. x)
J'ai enlevé l'OS à propos de Tom parce que j'en avais beaucoup trop
honte =') Voila ; j'attends toujours vos commentaires avec impatience . :D


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#Posté le jeudi 01 mai 2008 03:38

Modifié le dimanche 04 mai 2008 04:42

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